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Images formation proarides

Dans le cadre de l’avenant couvrant la période du 1er Avril 2024 au 31 Décembre 2025 du Programme Agroalimentaire pour la Résilience Intégrée et le Développement Economique au Sahel (PRO-ARIDES), la CNOP a organisé les 19 et 20 août 2024 une formation à l'endroit des membres de la Fédération locale des Femmes Rurales (FLFR), de la Fédération locale des Jeunes Ruraux , de la CAFO (locale) et du Conseil local des Jeunes des cercles de San et de Tominian, ... soit quarante (40) participants afin qu’ils soient à mésure de contribuer à l’accès sécurisé des femmes rurales et des jeunes ruraux aux terres Agricoles.

Dans son mot d'ouverture, le président de la CNOP, M. Ibrahima COULIBALY a rappelé que le PRO-ARIDES est une initiative du consortium composé de la SNV (Chef de file), CARE International, l’Université Agricole de Wageningen (WUR) et l’Institut Royal des Tropiques (KIT). Le programme est financé par le Ministère du Commerce Intérieur du Royaume des Pays-Bas (DGIS) pour 10 ans en deux phases de cinq (05) et couvre trois pays à savoir : le Burkina Faso, le Mali et le Niger. Ces trois pays dans la zone soudano-sahélienne font face à de nombreux défis, qui, s’ils ne sont pas mitigés, pourraient entraîner des conséquences dévastatrices pour ses populations et au-delà. En raison de (i) ressources naturelles affectées par les changements climatiques souvent récurrent (sécheresse et inondations) et dont l’accès suscite des tensions fortes et violentes, (ii) faibles précipitations, (iii) un contexte sécuritaire et politique aussi fragile qu’instable, (iv) l’impact de la pandémie de COVID-19, (v) des inégalités fortes au sein des communautés, notamment vis-à-vis des femmes et des jeunes, ainsi qu’entre les différents groupes ethniques, et (vi) un secteur agricole peu productif, de larges franges de la population vivent dans une situation alimentaire et nutritionnelle très précaire, avec de faibles niveaux de résilience qui les rendent extrêmement vulnérables aux chocs externes.

 
Cependant, les opportunités existent pour repondre aux ambitions du projet. Les pluies sont en moyenne suffisantes pour la pratique de l’agriculture de saison et de contre-saison, et de nombreuses chaînes de valeur pourraient être source de revenus décents et lutter contre l'insécurité alimentaire et la malnutrition. La jeunesse de la population est également une force qui représente une main d’œuvre disponible pour l’agriculture, et peut être un réel
moteur de transformation du secteur. Les femmes, aussi largement représentées au sein de l’agriculture, pourraient, avec le soutien adéquat, prendre un rôle déterminant dans le développement des chaînes de valeur. Fournir des emplois décents à ces populations abaisserait les tensions existantes, l’attrait des groupes extrémistes violents, et ainsi améliorerait la stabilité de la région en plus d’accroitre la résilience des populations aux différents chocs externes.
 
En effet, la terre est un élément capital pour la promotion des activités économiques, surtout en milieu rural. Son accès équitable, est une condition sine qua non au développement durable. Les femmes et les jeunes sont de grands acteurs de la production Agricole, et dans les exploitations familiales, ils constituent la majorité des producteurs. Mais on constate des inégalités dans le processus d’accès sécurisé à la terre en partie due à la méconnaissance des textes et lois par ces catégories d’acteurs. L’accès des femmes et des jeunes au foncier, est une nécessité pour impulser le développement. Ceci n’est pas une doléance mais un droit et un besoin qui relève plus de l’intérêt stratégique structurel que du besoin pratique conjoncturel. Pourtant le cadre législatif et réglementaire du Mali ne souffre d’aucune tare discriminatoire. Malgré l’existence de la LFA et de ses décrets d’application, les femmes et les jeunes ont toujours des difficultés d’accès sécurisé à la terre. On pourrait donc dire que cette situation n’est pas un problème de textes de loi mais plutôt un problème de société qui trouvera certainement sa solution dans le renforcement des capacités des organisations des femmes et des jeunes à connaître leurs droits, et la sensibilisation de tous les acteurs concernés sur l’égalité d’accès aux ressources dont la terre. La Fédération locale des Femmes Rurales (FLFR), la Fédération locale des Jeunes Ruraux, la CAFO locale et le Conseil local des Jeunes sont conscients des défis et enjeux liés à la sécurisation foncière et à la méconnaissance des textes et lois par leurs membres et décident de promouvoir un accès au foncier sécurisé des couches défavorisées.
 

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