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La CNOP a organisé le vendredi 20 et samedi 21 décembre 2024 la rencontre périodique de la plateforme agroécologique Paysanne du Mali. la rencontre enregistre la participation d'une cinquantaine (50) représentant les membres de la plateforme AEP, des personnes ressources ainsi les services techniques de l’Etat.

L’objectif général vise à mettre en place un comité de gestion qui sera chargé d’assurer la bonne mise en œuvre de ses activités, suivre l’exécution de son plan d’actions annuel, faire respecter les orientations stratégiques de la plateforme, assurer la visibilité des actions de la plateforme grâce à une communication innovante.

Spécifiquement, il s’agit de :

- Proposer un mandat pour les futurs membres du comité de gestion ;

- Evaluer le plan d’actions 2024 ;

- Elaborer une feuille de route pour le comité de gestion;

- Mettre en place le comité de gestion et déterminer les modalités de fonctionnement;

- Partager les actualités en liens avec l’adhésion de nouveaux membres et le processus d’élaboration de la stratégie nationale de l’agroécologie.

En effet, pour le développement du programme de transition agro écologique en Afrique de L’Ouest, Oxfam Allemagne a choisi de partir d’un processus de réflexion et d’échanges à travers des ateliers avec les parties prenantes de chaque pays et un atelier avec les acteurs régionaux. Chaque atelier a permis aux participants i) de faire une analyse de contexte, ii) d’élaborer une théorie de changement de la transition agro écologique dans le pays ou dans la région et iii) d’identifier la contribution du programme à la réalisation de la théorie du changement. Les ateliers pays ont mobilisé les plateformes nationales des acteurs de l’agroécologie (CNABIO au Burkina, la CNOP qui abrite la plateforme nationale au Mali et Raya Karkara au Niger), des organisations d’envergure engagées dans l’agroécologie et des représentants de départements ministériels en charge de l’agroécologie. L’atelier régional a mobilisé les organisations d’envergure régionale comme AFSA, INADES FORMATION, COPAGEN, APESS, ainsi que des délégués des ateliers pays et la plateforme DYTAES du Sénégal. La liste complète des participants aux ateliers est jointe en annexe. Des groupes de travail composés de représentants de parties prenantes de chaque entité (pays ou région) ont ensuite affiné les résultats des ateliers par axe stratégique identifié en vue d’élaborer leurs contributions au développement du programme.

Bien que le secteur agricole représente 35% du Produit Intérieur Brut et emploie 65% de la population en Afrique de l’Ouest, les petits exploitants familiaux – principaux protagonistes des systèmes de production agricoles – sont les premières victimes des crises structurelles et conjoncturelles qui touchent 42.461.309 de personnes dans la sous-région en juillet 2023, et cela de manière croissante depuis une décennie. Face à la récurrence des crises alimentaires et nutritionnelles, des réponses urgentes s’imposent en termes de politiques structurelles en mesure de transformer les systèmes alimentaires locaux, et non pas seulement en termes de politiques d’accroissement de la production et de la productivité agricole.

En réponse à ces crises, la CEDEAO a développé des stratégies pour (i) gérer l’urgence, réguler le marché et produire des éléments d’information et de prise de décision en matière de sécurité alimentaire, (ii) assurer la sécurité sociale et la sécurité alimentaire et nutritionnelle et (iii) accroître les productions agricoles et animales. Ces politiques et stratégies sont orientées vers la sécurité alimentaire, l’augmentation de la production et de la productivité et misent sur l’intensification de la production au moyen de l’introduction des paquets technologiques (semences hybrides, engrais synthétiques, pesticides chimiques) pour sortir les populations de la faim et de la pauvreté endémiques.

L’enjeu est de parvenir à des systèmes alimentaires locaux capables de répondre aux défis de souveraineté alimentaire par la réduction de la dépendance des Etats aux importations de denrées alimentaires, aux défis de l’adaptation au changement climatique et du maintien des ressources naturelles pour la production d’une alimentation saine, nutritive et équilibrée pour l’ensemble de la population. Mais pour l’heure, c’est à peine si les stratégies nationales d’investissement agricoles ou de sécurité alimentaire des pays de la région mentionnent l’agroécologie ; elles font généralement mention de l’agriculture climato-intelligente qui elle ignore bien souvent les principes de l’agroécologie.

Au Mali 05 organisations ont été retenues dans le cadre du nouveau programme d’appui à la transition agroécologique dont : CNOP Mali, IRPAD, WASA Mali et CAD Mali. Au niveau national et stratégique, la CNOP et le CAD portent le volet plaidoyer en étroite collaboration avec les autres organisations plus opérationnelles sur la recherche des évidences. Ainsi, il a été retenu que la CNOP en tant que secrétaire de la plateforme bénéficie de l’appui du programme pour sa redynamisation. C’est dans cette optique qu’au titre de l’année 2024, il a été retenu 5 activités prioritaires inscrites au plan d’actions de la plateforme nationale de l’agroécologie paysanne du Mali, à savoir : l’appui aux rencontres périodiques de la plateforme AEP, la réalisation d’une étude diagnostique, la mise en place d’un comité de gestion, la co-construction d’une vision commune et l’élaboration d’un plan de communication. Les présents termes de référence sont élaborés dans l’optique de l’organisation d’une deuxième rencontre périodique avec pour but de mettre en place un comité de gestion de la plateforme nationale de l’agroécologie paysanne.

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