Dans le cadre de sa collaboration avec le Fonds pour l’agroécologie en Afrique de l’Ouest, la CNOP a organisé une série de sessions de formation sur les normes et mécanismes de certification de relais paysans en agroécologie à Sélingué, Kadiolo et Wakoro. Il s'agissait à trevers ces formations, d’identifier de nouveaux adhérents au système participatif de garantie sous le label SPG-Bio local et établir une liste avec les superficies à certifier dans chaque zone d’intervention.
Ces sessions ont touché au total 90 personnes, représentant les acteurs de la chaîne de valeur et réparties à raison de 30 participants par région, majoritairement des femmes. Ces participantes étaient en grande partie des producteurs agroécologiques et biologiques engagés depuis plusieurs années dans la transformation de produits locaux, dans productions maraîchères, ....
La méthode de transmission a été participative et interactive. Les sessions de formation ont été animées à travers des exposés, des séances de partages et de contributions, sur les différents types de certifications et de leurs avantages. Après ces sessions, les adhérents ont été invités à établir une liste dans chaque région pour être certifiés sur les normes SPG.
L'engagement manifesté par les points focaux des trois zones, a été à la hauteur des attentes, toute chose qui favorisé une participation remarquable des femmes. Les apprenants ont affirmé avoir assimilé les connaissances partagées, notamment en ce qui concerne les deux options de certification, à savoir : Par Tiers et Participative, ainsi que les divers mécanismes permettant d’y parvenir.
À l’issue de ces sessions, plusieurs recommandations ont été formulées par les apprenants, parmi lesquelles les plus pertinentes sont les suivantes :
- Concrétiser l’opération de certification ;
- Établir une convention de partenariat entre les producteurs et les marchés existants ;
- Créer et structurer des marchés territoriaux en collaboration avec les marchés existants, notamment avec les supermarchés ;
- Adopter des mécanismes de fixation des prix fondés sur une répartition de 70 % pour les producteurs, 20 % pour la structure coordinatrice et 10 % pour le transport, en partenariat avec les associations de consommateurs.














